PEUT-ON NOURRIR TOUT LE MONDE EN BIO 3/4

Dès lors que nous accepterions de manger moins de viande, il deviendrait envisageable de tout manger bio, une perte de rendement de 50% de l'agriculture dans son ensemble étant alors parfaitement acceptable (dans la Beauce, par exemple, le rendement du blé en bio est un peu supérieur à 40 quintaux/hectare quand le rendement en agriculture "normale" est de l'ordre de 80 quintaux/hectare).

Nous n'aurions pas non plus besoin d'OGM de première génération pour l'agriculture : la justification majeure de ces OGM est de pouvoir maintenir une agriculture intensive en tentant de minimiser les inconvénients de cette forme de culture (l'utilisation systématique de pesticides). Dès lors que, mangeant moins de viande, nous n'avons plus besoin d'une agriculture aussi intensive, nous n'avons plus non plus besoin de tout ce qui est nécessaire pour la maintenir.

Cela ne signifie pas que les OGM soient inutiles, partout et tout le temps, mais du moins de ne pas en avoir besoin de toute façon à brève échéance nous donne le temps de "voir venir" et de choisir avec soin ceux que nous souhaitons garder et ceux dont nous ne voulons pas. Cela permet aussi de conserver notre marge de manoeuvre et donc de refuser ceux des organismes pour lesquels les inconvénients semblent supérieurs aux avantages.

Nous nourrir ne couteraît pas nécessairement plus cher, mais pour le même prix - et surtout pour la même surface cultivable - nous aurions une alimentation moins riche en viande, notamment en boeuf, d'environ un tiers (graphique ci-dessous pour l'Allemagne donné à titre d'exemple).




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